ROMAN ILLUSTRÉ – Dès 13 ans
de Jørn RIEL,
illustrations d’Olivier DESVAUX
Éditions Sarbacane – Collection (Les grands classiques illustrés) – 15€
Nous sommes à la fin du XIXème siècle et Ninioq vit au Groenland.
Elle est une grand-mère aimée des siens et sent qu’elle est à la fin de sa vie.
Les pensées se bousculent dans sa tête.
Cette vie, sa vie, elle l’a aimée et elle aurait aimé que rien ne change pour ses enfants et ses petits-enfants.
Mais force lui est de constater que les siens sont en train d’abandonner les habitudes qui étaient les leurs, plus de sédentarité…
Il y a eu aussi cette rencontre avec ces étrangers à la peau blanche, leur bateau et leurs drôles de cadeaux…
Elle nous raconte les paysages, les montagnes belles à en pleurer, les coutumes, la rudesse du climat, la chasse sur la glace, le froid, la faim et la mort si présentes…
Elle nous raconte l’amour qui avait rempli sa vie, l’arrivée de ses enfants, de ses petits-enfants, du petit dernier Manik dont elle se sent la plus proche…
Manik à qui elle transmet tout ce qu’elle sait et qui peut lui être utile pour sa survie…
Cette année-là, tout avait commencé dans la joie, les retrouvailles avec des amis d’une autre tribu et la chasse avait été abondante.
Tandis que tous étaient repartis pour l’habitat d’hiver, Niniok et son petit-fils étaient restés sur « l’île à viande » le temps que la viande soit séchée et les poissons enfilés sur des courroies.
Mais le temps a passé et personne n’est venu les rechercher…
Le froid et la tempête obligent Ninioq et Manik à tenter de rejoindre les membres de leur tribu pour survivre, mais ce qui les attend est terrible…
C’est un roman magnifique et terriblement poignant, devenu un grand classique de la littérature nordique et l’on comprend pourquoi.
S’il nous a bien fait rire avec ses racontars, Jorn Riel dévoile l’autre facette de son talent de conteur, celui qu’on avait apprécié dans sa trilogie « le garçon qui voulait devenir un être humain ».
On est profondément touché par ce qui se dégage de Niniok, de la richesse de la relation qu’elle entretient avec son petit-fils et de la simplicité avec laquelle elle lui transmet ses connaissances.
Une rencontre bouleversante d’humanité avec une civilisation, ses conditions de vie extrêmes et la perception de sa fin.
Un coup de cœur d’Opalivres ♥ !





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